6. Alimentation et nucléaire

 

Cigéo aurait des conséquences désastreuses sur la filière alimentaire.

Le champagne pourrait être affecté mais aussi le brie de Meaux ou les Mirabelles de Lorraine.


Toute cette économie se trouverait irrémédiablement impactée par la réalisation d’un tel projet.

 

 Vite il faut réagir pour sauver notre terroir !



 

  Conférence/débat - ALIMENTATION ET NUCLEAIRE

 "L'atome, une menace sur l'image des produits du terroir ?"

  Samedi 7 décembre 2013 Au Domaine de l'Asnée à Villers-lès-Nancy

     Présentations, compte rendu et enregistrements de la conférence ici

 

 



Hier à la Hague

Aujourd'hui La Hague est le symbole du retraitement des déchets nucléaires, mais bien avant que l'usine n'arrive, le beurre de La Hague était le plus réputé de France. Avec l'arrivée de l'usine, ces ventes ont commencé à décliner, puis il a changé de nom (beurre du val de Saire) et enfin disparu. Autour de La Hague, il existe beaucoup de cultures et de productions agricoles? Aucune n'est vendu sous le nom de La Hague, mais comme venant du département de la Manche, voire du Cotentin...

Puis à Tricastin

Juillet 2008, situation d’urgence sur le site nucléaire du Tricastin. 360 kg d'uranium sont déversés accidentellement dans les eaux de surface et la nappe phréatique. L'irrigation agricole est suspendue. Les activités nautiques, baignade, pêche et consommation sont interdites Une base de loisirs est évacuée. Au-delà de l'AOC vin du Tricastin, c'est l'ensemble de l'activité agricole qui est touchée en production et en réputation.

Un nouvelle fuite radioactive survient le 23 Juillet 2008. Pour les viticulteurs locaux, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase

Le 5 août 2008, à l’unanimité, le syndicat des côteaux-du-Tricastin décide de renoncer au nom « Tricastin ». Mais la loi des séries persiste et le 08 Septembre 2008, une autre fuite est constatée. Puis le 08 Novembre 2008, c’est trois cents kilos de produits chimiques qui partent à la rivière avec les eaux de pluie.

Dès la fin de l’année 2008, la nouvelle se répand dans toute la France. Pour le public, le vin du Tricastin devient le « rosé nucléaire »…invendable…Le syndicat de l’appellation enregistre un déficit de près de 70 000 euros la même année.

En 2010, l’appellation change de nom définitivement. Les coteaux du Tricastin deviennent « Grignan-les-adhémar » faisant une croix sur les années de travail qu’il aura fallu pour construire le nom de cette AOC remarquable.

La nouvelle appellation « Grignan-les-adhémar » n’arrange hélas pas tout. En octobre 2013, de nouveaux incidents inquiétant surviennent sur le site nucléaire et on enregistre dans les eaux souterraines des taux de tritium 12 à 46 fois la valeur dite « normale ».

Aujourd'hui au Japon

Suite à l’accident nucléaire de Fukushima et par peur d’éventuelles contaminations radioactives, beaucoup de consommateurs se sont détournés de leur plaisir de consommer la cuisine japonaise. En Corée du Sud, toute importation de poisson et de produits de la mer provenant du Japon a été interdite. Cela a eu des conséquences graves, car le poisson n'est pas seulement un élément essentiel de l'art culinaire japonais, mais il représente aussi un des plus importants secteurs d'exportation du pays. (Lire l'article www.expresse.be)


Demain en Champagne et en Lorraine?

Avec le nucléaire, la Champagne et la Lorraine sont en train de perdre leur identité positive de région de production alimentaire et forestière, au profit d'une image dévalorisante de région nucléarisée .

Nous assistons à une nucléarisation sans précédent des territoires gravitant autour de Bure et le projet Cigéo en cours d'autorisation (2014) accélère ce processus.


- Le projet Cigéo à Bure de méga poubelle atomique est plus que jamais d'actualité alors qu'on ne sait toujours pas - en qualité et en quantité - les déchets qui y seraient destinés. Pour l'instant (mais l'inventaire est très incomplet), CIGEO projette d'enfouir plus de 357 milliards de milliards de becquerels. C’est 12 000 fois la totalité de la radioactivité déversée dans l’océan pacifique depuis la catastrophe de Fukushima! Il y aurait aussi à Bure des entreposages de déchets nucléaires en surface (plusieurs centaines d'hectares).

- Soulaines-Dhuys, Epothémont et Ville-aux-Bois dans l'Aube, près du lac du Der, où sont stockés depuis janvier 1992 l'ensemble des déchets faiblement et moyennement radioactifs à vie courte pour une capacité de stockage de 1 million de m3.

- Morvilliers et La Chaise dans l'Aube : 650 000 m3 de déchets TFA stockés depuis 2003.

- Recherche de sites d'implantation pour stockage des FAVL (déchets radifères actuellement entreposés sur au moins 5 sites en France, contiennent st du radium, 50 000T, entreposable à faible profondeur envisagé (-15m) et graphite -23 000T (démantèlement 1ères génération de centrales nucléaires) : à Gondrecourt-le-Château ? à Soulaines? à Bure?

- Stationnement et transit d'uranium sur la plateforme logistique de Void Vacon (10 à 15 camions par semaine)

- Immenses entrepôts liés à l'activité  nucléaire à Velaines

- Rumeurs d'implantation à Commercy: siège ANDRA, sureté nucléaire ...

- Déchets radioactifs abandonnés à Pargny sur Saulx ou à Pontfaverger en pleine région Champenoise

etc...


Cigéo serait la plus grosse décharge atomique du monde. Mais une poubelle atomique ne produit rien. Ca n'est pas un progrès. C'est un gouffre.

En parallèle, alors que les zones urbanisées ne cessent de s'étendre et que la nature se fait partout et chaque jour un peu plus rare en France, la richesse potentielle de ces territoires ne cesse de prendre de la valeur : terres agricoles, vergers, vignes, forêts, rivières, tourisme, ressources  énergétiques (géothermie, bois...)


Nous sommes face à un choix crucial:

- construire un avenir positif, qualitatif,  autour de nos ressources agricoles forestières, touristiques, énergétiques

- ou sacrifier une nouvelle fois nos 2 régions (cent ans après, 1914/2014) dans un engrenage nucléaire que les citoyens n'ont ni choisi, ni décidé