10. Calendrier


Le processus décisionnel tel que chronométré par les exploitants et l’Etat laisse très peu de temps à la concertation et à l’étude indispensable des alternatives telles que l’entreposage pérennisé en surface ou en sub-surface.

 Si les citoyens ont le temps, l’industrie nucléaire est pressée de cacher le talon d’Achille que représentent ces déchets et leurs difficultés de gestion.

Pour l’heure, rien n’est décidé et il est urgent d'explorer des alternatives



Le débat public sur Cigéo envisagé en 2013 devrait prochainement débuter sans qu’on ait beaucoup de réponses aux questions fondamentales vis à vis de ce projet. Ce Débat Public devrait plus ou moins coïncider avec le débat national sur la transition énergétique qui a pour objet les grandes orientations politiques de la production électronucléaire d’ici à 2025. Ce fait est dénoncé par de nombreux organismes.

Le prototype « ASTRID » (4ème génération de réacteurs) est aussi sur la ligne de départ. Le compte à rebours de cette grosse bombe à retardement est lancé ! D’ici 2015, les autorités devront se positionner vis-à-vis de ce dossier qui ne pourra qu’être incomplet.

 

MIRABEL LNE

Lire le communiqué de presse du 23/04/2015 : Cigeo / Bure, imposé via le 49-3 au sein de la Loi sur la croissance et sans repasser par la case parlementaire ? Le Sénat joue la carte de l’escamotage démocratique !

 

Nous sommes en 2013, il reste donc 2 ans pour réagir. Les autorités devraient statuer sur l’autorisation définitive en 2015. Pour l’heure rien n’est fait ! Deux ans pour réfléchir et agir, notre avenir et celui de centaines de générations futures engagés…

 

En 2015 serait aussi déposée une loi sur la réversibilité du centre de stockage.

 

En 2016, les exploitants (EDF, AREVA, CEA...) devront justifier des garanties financières des charges de long terme de la filière.

 

La poursuite envisagée des travaux de construction, parallèlement à l’exploitation du stockage à partir de 2025, implique de nombreux risques technologiques qui n’ont pas été encore étudiés à notre connaissance.


Ce point fondamental de l’élaboration du projet pose de nombreuses questions quand on imagine que, pendant 100 ans, des travaux miniers pourraient être effectués à proximité de galeries dans lesquelles des déchets hautement radioactifs seraient entreposés, et cela à des centaines de mètres sous terre !

 


MIRABEL LNE


 


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