5. Emploi et économie

 

Extrait du rapport 2012 du Sénat sur le coût réel de l’électricité :

 

 Il convient de considérer que les filières des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (par exemple dans la rénovation du bâtiment) sont hautement intensives en emploi et, qu’en conséquence, leur développement aurait possiblement pu conduire à une situation économique passée et présente plus favorable. Il est important de noter que la recherche publique française consacrée à l’énergie s’est concentrée quasi exclusivement sur la filière nucléaire, au détriment des autres secteurs de l’énergie.


Il n'est pas trop tard pour l'avenir de nos enfants !

 


 


Questions sans réponse ?


 

◊ Les emplois de CIGEO seront ils localisés ?

 

◊ Dynamiseront-ils vraiment le territoire localement?

 

◊ Ce territoire sera-t-il plus attractif?

 

◊ Quel avenir pour l’agriculture, le tourisme vert et l’immobilier?



Contexte local :


Certains pensent que le choix du site de Bure pour l’implantation de CIGEO s’est basé sur les qualités géologiques du sous sol. Ne soyons pas dupes car localement, le territoire limitrophe entre la Meuse et la Haute-Marne présente avant tout une faible démographie ainsi qu’une situation économique difficile. Ces éléments de contexte facilitent grandement l’implantation d’un tel projet. Ce que les exploitants nomment « acceptabilité du public », soit la capacité du public à accepter tout et n’importe quoi, est bien le critère déterminant.

 

 

 

            (Sources INSEE)

 

Mais la population locale n’est pas prête à se laisser faire et la résistance associative et citoyenne s’organise à Bure et aux alentours, un peu partout en Lorraine et en Champagne Ardenne depuis l’implantation du laboratoire. L’ANDRA n’a qu’a bien se tenir !



Un accompagnement économique institutionnalisé pour favoriser CIGEO :


Localement, les collectivités ont accès, par l’intermédiaire des Groupements d’Intérêt Public, à des sommes d’argent importantes qui facilitent grandement le casse-tête quotidien de la recherche de ressources financières pour entretenir et développer ces territoires. Aujourd’hui, une inquiétante accoutumance locale à ces subventions faciles s’est établie, et influence les esprits en faveur de l’implantation du laboratoire de Bure. Cependant, des élus résistent et l’argent n’a pas réussi à corrompre ceux qui ont compris le prix de ce pacte et l’ampleur de la manipulation. Les élus doivent se mobiliser pour maintenir la vigilance localement et défendre les intérêts des administrés et l’intégrité de leur territoire.


Financement des Groupements d’Intérêt Public (GIP) prévu à l’article 13 de la loi 29 juin 2006 :

 

Taxe additionnelle d’ « accompagnement à la taxe sur les installations nucléaires de base » & de « diffusion technologique » pour :

 

« Gérer des équipements de nature à favoriser et à faciliter l'installation et l'exploitation du laboratoire ou du centre de stockage »

 

« mener, dans les limites de son département, des actions d'aménagement du territoire et de développement économique, particulièrement dans la zone de proximité du laboratoire souterrain ou du centre de stockage »

 

« soutenir des actions de formation ainsi que des actions en faveur du développement, de la valorisation et de la diffusion de connaissances scientifiques et technologiques, notamment dans les domaines étudiés au sein du laboratoire souterrain et dans ceux des nouvelles technologies de l'énergie.

 

30 Millions d’euros par an pour la Meuse

30 Millions d’euros par an pour la Haute Marne


Dessin libre de droit



Complément :

Extrait du dossier"gestion et déchets nucléaires, réflexion et questions sur les enjeux éthiques"

De par la loi, EDF, Areva et le CEA sont tenus d’accompagner le développement économique des bassins d’emplois situés dans le périmètre de Bure et au-delà, ce qui se traduit sur le terrain par :

- une base logistique de transport à Void-Vacon (AREVA),
- les archives AREVA à Houdelaincourt,
- les archives EDF à Bure,
- une plateforme EDF à Velaines,
- un parc d’entreprises liées à l’énergie à Saint-Dizier,
- un projet d’écothèque à Bure (ANDRA)



1,5 milliards d’euros d’investissement et aucune influence sur l’emploi local :

 

 

Contrairement aux promesses des élus, depuis son installation en décembre 1997, et malgré les 1.5 Milliards d’euros (base 2010) d’investissements que représente le laboratoire de Bure en 2012 (source : cour des comptes), le chômage dans les deux départements concernés reste sensiblement le même pour la Haute-Marne et a augmenté de manière très préoccupante en Meuse, alors que le niveau national affiche globalement une baisse nette.


 


Graphique, MIRABEL LNE

 

 


Complément :

L’ANDRA s’est, de fait, installée en maître d’œuvre du territoire. Dans ces départements en déclin démographique et économique, l’agence représente une bouffée d’oxygène. Elle promet des dizaines, des centaines, des milliers d’emplois, ce qui n’est pas sans incidence sur le plan électoral. Or, où en est-on aujourd’hui ?
- 320 personnes travaillent à Bure dont 120 sont directement salariées par l’ANDRA (source ANDRA)
- 285 sociétés se sont succédées sur le chantier en prestations ponctuelles ou continues en 2009 (source CFDT).
Le 6 juin 2011, l’ANDRA annonce avec CiGéO la création de 500 à 800 emplois… Mais ce sont 500 à 800 emplois sur la durée de l’exploitation de ce centre, soit sur cent ans.