12. Géothermie - Mémoire


EDF existe depuis 1946, l'ANDRA depuis 1979, l'Autorité de Sûreté Nucléaire depuis

 2006...Lequel de ces organismes peut garantir qu'il sera encore là dans 125 ans pour payer, gérer,

 effectuer les travaux de fermeture du site et assurer la sûreté de Cigéo? Et au delà, qui s'en souviendra ?

 Cigéo nous concerne tous directement, nous, nos enfants, nos petits enfants...


Cigéo c’est demain si on ne fait rien maintenant !




Géothermie?

 

Schéma MIRABEL LNE

 

Vers l’enfouissement du potentiel géothermique de la région de Bure ?


Dès 1979, le BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière), organisme de référence international en géologie, supposait l'existence d'un potentiel géothermique très important dans le sous sol de Bure.

 

Dès 1987, l'absence de géothermie est un critère fondamentale de sûreté pour l'implantation de CIGEO. L’ASN estime dès 1991 que le sous- sol du site d’implantation d’une telle installation ne doit pas présenter de ressource géothermique particulière.


Cette donnée aurait du jouer un rôle fondamental dans le choix du site de Bure en 1999 pour l'implantation d'un laboratoire et faire l'objet d'investigations complémentaires dès les premiers forages en 1994. Ces forages se sont arrêtés bien au dessus de la couche intéressante pour la géothermie. Il faudra attendre 2008 pour qu'un forage destiné à mieux caractériser cette ressource soit réalisé par l'ANDRA.


Les travaux de géologues indépendants découvrent dans les rapports des opérateurs les nombreux problèmes rencontrés lors de ces tests géothermiques (non application stricte du cahier des charges, perte d'outils dans le tubage, obstruction de la crépine par de la boue ...). Les conclusions de l'ANDRA ne mentionnent pas ces problèmes et donnent des interprétations scientifiquement inacceptables pour conclure que la ressource est médiocre.

Pourtant, la ressource de Bure est au moins équivalente à celle du Dogger dans le bassin pasisien. Cette dernière, exploitée depuis 1970 alimente aujourd'hui 180 000 équivalents logements chauffés (BRGM).

L'Institut de Recherche sur la Sûreté Nucléaire (IRSN) déclaraît en 2009 que (IRSN 2009 (page 3)) "...le forage traversant le Trias réalisé au centre de la zone permet de confirmer l'absence de potentiel géothermique exploitable à son aplomb."

En 2013, l'IRSN se ravise et confirme que (IRSN 2013 (page3)) "la formation argilo-gréseuse du Trias inférieur présente donc un potentiel géothermique. Celui ci pourrait être compatible avec une exploitation de type BE. Ce type d'exploitation est associé à des usages permettant une valorisation directe de la chaleur, par exemple dans des réseaux de chauffage urbains."

De plus, Bure est située à l’aplomb d'un fossé de 2700 mètres (le plus profond identifié à ce jour dans le bassin parisien) de formations gréso-argileuses (Permien) potentiellement intéressantes pour la géothermie haute énergie. Seule la partie de l’étage supérieur (Trias) a été explorée à ce jour dans le cadre du forage de 2008.

Derniers communiqués de presse 2014 & 2015 :





 
 
Dernières conclusions de l'IRSN - 2014 :



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Lire article mediapart du 24/01/2014: "Cache cache géothermique à Bure"

Lire le Communiqué de presse, FNE / MIRABEL du 08 Novembre 2013 :
« Géothermie à Bure : la Lorraine est assise sur un gisement d’énergie…renouvelable ! »

Lire le Communiqué de presse commun du Réseau "Sortir du nucléaire" et des associations BureStop55, MIRABEL Lorraine Nature Environnement, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château, CEDRA52 et ASODEDRA- 30 avril 2013 : "Potentiel géothermique occulté de Bure : les associations assignent l'Andra en responsabilité pour faute"

La retranscription de la plénière du CLIS de Bure du 04 Février 2013. Séance très instructives puisque M. Godinot a pu être auditionnée ainsi que M.Drouot, expert ayant suivi l'affaire pour le CLIS. Sans ambigüité, il y a anguille sous roche dans cette affaire...



 » Pour aller plus loin «

 



Mémoire?


Mémoire de militants

ICI, une vidéo à voir et à revoir pour se rappeler que ça ne date pas d'hier...« "Tous n'ont pas dit oui" retrace la lutte de tout ceux qui, depuis 1994 dans un petit coin perdu de l'est de la France, s'opposent avec ténacité au rouleau compresseur du lobby nucléaire. »

 

Enfouir les déchets atomiques : 30 ans de refus "Notre colère n'est pas réversible" : un livre à s'offrir, à offrir...

Le Collectif meusien contre l’enfouissement des déchets radioactifs, BURESTOP 55, édite ce livre qui rassemble toutes les périodes de l’opposition, des années 1987 à nos jours, sur plus de 50 sites en France. Plus d'infos ici 


Le facteur temps


Le fait de se projeter dans un très long terme permet d’occulter les difficultés réelles de mise en œuvre d’un tel centre. Ces modélisations hydrogéologiques à plusieurs centaines de milliers d’années ne peuvent donner une appréciation objective d’un tel projet.


Ces modèles constituent des "hypersimplifications" de phénomènes naturels extrèmement complexes sur des échelles de temps inappréciables par l'intellect humain.


De plus, il n’y a aucun regard critique sur les données originales. L’IRSN n’a que la possibilité d’utiliser les mêmes données que l'ANDRA pour critiquer le mode de calcul employé. On ne s’étonnera pas que l’ANDRA et l’IRSN trouvent des résultats similaires à ce sujet. Bref, la projection à très long terme n’est qu’une manière d’hypothèquer l’avenir.



Ci dessous un exemple de modélisation à 1 million d'années réalisée par l'IRSN dans le cadre de Cigéo :


« Pour l’exutoire « naturel » (…), le maximum de débit molaire est obtenu (…) entre 350 000 et 550 000 ans »

Source Institut de Recherche sur la Sûreté Nucléaire (IRSN) : « Modélisation des écoulements et du transfert d’éléments radioactifs en milieu géologique. Application au site de Meuse – Haute-Marne »