Le Mythe de Pandore

 

Le Mythe de Pandore,


« Celle qui fait sortir les présents des profondeurs »
 
 
Promèthée était le créateur des Hommes.
Epiméthée, son frère, était celui des animaux.
 
Il y a des millions d’années, le Titan Prométhée puisa dans les profondeurs de la Terre un argile pure.
Avec cet argile, il façonna les Hommes, êtres uniques et étonnants de complexité et de rareté. 
 Alors, Prométhée contempla son œuvre et la trouva si belle qu’il apprit aux Hommes tous les secrets qui leur permettraient de disposer des trésors de la Terre. Les Hommes, instruits et insouciants, commencèrent à épuiser les merveilles du monde. Zeus, le Dieu des Dieux, maître du ciel qui aimait la Terre, en fut attristé.
Il décida alors que les Hommes n’auraient plus le Feu.

 Prométhée, voyant ses chères créatures désormais plongées dans les ténèbres, se révolta contre Zeus.
Il alla dérober le Feu au maître des Dieux pour le remettre aux Hommes.
Les Hommes inconscients, heureux de retrouver le Feu, continuèrent à épuiser la Terre.
 Quand Zeus s’aperçut de cette mutinerie, il hurla de colère.

 Il fit enchaîner Prométhée en haut du mont Caucase où un aigle vint lui dévorer le foie et où il endura les pires souffrances tout au long du jour. Le soir venu, l’aigle s’en alla. Soulagé, Prométhée attendit la mort. Mais elle ne vint pas et au contraire, son foie se reconstitua. Le lendemain matin, au lever du soleil, Prométhée pleura lorsqu’il entendit le cri de l’aigle car il comprit alors que l’oiseau allait revenir et que chaque jour serait pour lui une souffrance atroce perpétuellement recommencée.

 Mais la colère de Zeus contre les Hommes n’était pas rassasiée. C’est pourquoi il esquissa un funeste dessin. Il demanda aux Dieux et aux Déesses de façonner une femme qu’on nomma Pandora ou Anésidora, textuellement « celle qui fait sortir les présents des profondeurs ».

Zeus confia une boîte à Pandore. Elle en était la gardienne. Jamais, sous aucun prétexte, cette boîte ne devait être ouverte par quiconque. Tel était l’ordre de Zeus. Puis Zeus unit Pandore à Épiméthée, le frère de Prométhée.
 
Mais Pandore et Epiméthée, qui ressemblaient tant aux Hommes impatients et curieux, ne tardèrent pas à ouvrirent la mystérieuse boîte pour voir ce qu’il pouvait bien s’y cacher. Hélas, il n’y avait là que désolation et toutes les calamités s’en échappèrent. La Maladie, la Guerre, la Folie, la Tromperie et bien d’autres misères s’abattirent sur les Hommes désormais esclaves de leur propre condition.

 Pandore, effrayée par les visages hideux de ces calamités referma brusquement le couvercle de la boîte. C’est ainsi qu’elle y laissa enfermée les dernières des calamités : les Elpides qui sont « l’appréhension et la crainte des maux à venir ». Sans les Elpides, les Homme n’avait pas à se demander si l’eau qu’ils boivent, le blé qu’ils mangent et l’air qu’ils respirent les feraient vivre ou mourir.

Sans ces calamités, les Hommes conservaient l’Espoir…
 
 Puisque les mythes ne sont que des histoires qui se perpétuent...

 Puisque le nucléaire est une véritable religion…
 
 Ces calamités issues de la science du feu rappellent étrangement ces déchets nucléaires que certains voudraient enfouir à jamais dans le cœur de l’Argile de Bure.

 Mais cette boîte de Pandore qu’ils voudraient construire ne serait jamais sûre.

 Le projet CIGEO ferait peser pour toujours le risque que cette radioactivité, capable de tout détruire, ne s’échappe un jour, irréversiblement…